Connaissez-vous … Chiharu Nishiura?
par Ana Sedes le 23 novembre 2009, dans Design, Evenements, Oko Eyewear, Salons
David vous a déjà parlé de Chiharu Nishiura, qui nous a formidablement aidé à organiser notre présence lors du dernier salon IOFT.
Chiharu a bien voulu se prêter à un quizz rapide, et nous faire part de ses impressions sur le secteur de l’optique et la formidable aventure que représente la présence sur le marché asiatique.
Chère Chiharu, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?
Je m’appelle Chiharu Nishiura, je m’occupe des RP Internationales du salon IOFT
De quand date votre première rencontre avec Oko Eyewear ?
J’ai personellement rencontré Oko Eyewear en octobre 2009. Mon boss, Mr Hajime Suzuki, directeur du marketing international, avait rencontré Oko Eyewear auparavant.
Comment avez-vous rencontré Oko Eyewear ?
Oko Eyewear faisait partie des exposants du salon IOFT 2009. Lorsque j’ai envoyé un email pour inviter les exposants à mettre leurs plaquettes à disposition en salle de presse, Ana Sedes (c’est moi ) a réagi très rapidement. Elle a fait preuve d’enthousiasme, m’a posé de nombreuses questions et demandé des conseils pour réussir sur le marché japonais. Comment écrire des communiqués de presse efficaces pour le public japonais, etc. Depuis lors, nous avons noué une relation forte. L’équipe organisatrice du salon et moi-même sommes ravis de leurs résultats lors de l’IOFT.
Qu’est ce qui rend Oko Eyewear si unique ?
Leurs montures sont très simples, fonctionnellement très stylées et agréables. Les coloris uniques, vifs, et sympas donnent du piment à la vie de ceux qui les portent ! Si vous possédez différentes variations de couleur du même modèle, vous avez l’impression d’être différent à chaque fois que vous en portez une différente.
Je suis heureuse rien qu’en les portant !
Toute l’équipe d’Oko Eyewear est sympathique et enthousiaste. Même si c’était leur première participation à l’IOFT, ils ont suivi tous les conseils pour réussir leurs rendez-vous, et en fait, ils l’ont fait !
Parlez-nous de l’IOFT et du Japon.
L’IOFT est le plus grand salon optique du Japon, il a lieu tous les ans. Nous venons d’achever l’édition 2009, du 27 au 29 octobre dernier, avec 507 exposants de 19 pays, et la visite de 15 868 professionnels de l’optique. Pour les distributeurs japonais, l’IOFT est le salon auquel il est impératif de participer pour voir les derniers modèles, et c’est le seul endroit au Japon où l’on peut voir et acheter toutes les marques en une fois. De nos jours, l’IOFT éveille l’attention non seulement des acheteurs japonais, mais de nombreux autres pays d’Asie.
Si vous connaissez le secteur de l’optique, vous avez surement entendu parler de Sabae, dans la préfecture de Fukui. Sabae est l’un des plus grands centres de fabrication de lunettes au monde, et sa réputation provient de l’extrême qualité des montures qui y sont produites. De nombreuses marques se procurent des montures fabriquées à Sabae, des marques japonaises ou européennes…
Il n’y a pas si longtemps, les lunettes étaient considérées comme du matériel médical, et les gens ne les portaient que pour corriger leur vue. Mais depuis que l’IOFT existe, la tendance a progressivement évolué, car les gens peuvent désormais voir et rencontrer des fabricants de montures design en provenance d’autres pays.
Aujourd’hui, les lunettes sont devenues un accessoire de monde, et de nombreuses personnes les apprécient comme tel au Japon.
Comment une entreprise française peut vendre des lunettes sur le marché japonais ?
Pour les fabricants de montures, il y a une règle très importante à respecter.Connaître les spécificités du visage asiatique (nez aplati, joues saillantes, etc.), et s’y adapter. Les montures classiques européennes ou américaines ne conviennent en général pas au public japonais. Les optiques de grande taille touchent les os des joues, et le support nasal touche parfois les yeux. Il est facile de changer le support nasal, mais la plupart des consommateurs n’en ont pas la patience et préfèrent abandonner. C’est pourquoi je recommande de se préparer soigneusement à aborder les visages du public japonais.
Quels sont les 3 principaux conseils à destination des sociétés françaises au Japon ?
1/ Apporter toutes leurs lignes de produit avec eux. Parfois, les gens viennent de loin avec des gammes réduites, qu’ils pensent adaptées au public japonais. C’est une erreur, les lunettes sont devenus un article de mode, les gens adorent changer de style !
2/ Jouer sur l’image de l’optique française pour la promotion. Pour le public japonais, les produits français sont synonymes ‘élégance, de qualité et de design. Les japonais ont vraiment une image très positive de la France. Ce serait bête de ne pas l’utiliser !
3/ Préparer les matériaux marketing en japonais, et non en anglais. Même si de plus en plus de japonais comprennent l’anglais, on apprécie énormément la possibilité de se renseigner en japonais. Cela réduit les risques d’incompréhension de la part des acheteurs, et permet d’accélérer et de faciliter la conclusion des affaires.
Etes-vous fan du design français ?
Oui ! C’est certain ! J’adore les créateurs de lunettes ! J’ai plus de dix montures chez moi, et certaines sont « made in France » ! Les designers français sont dotés d’un style et d’une élégance naturels, sans lourdeurs. Les goûts artistiques français et japonais ont, à mon avis, beaucoup en commun.
Quand viendrez-vous nous voir en France ?
Je ne suis pas encore sure quand, mais j’adorerais venir en personne ! Notre équipe de ventes internationales, et Mr Suzuki lui-même, participeront au SILMO 2010.
Et si vous souhaitez participer ou exposer au prochain IOFT, faites moi signe (nishiura (at) reedexpo.co.jp)!